Comment puis-je faire le vide dans ma tête ?


  • Accueillir sans juger

Faire le vide dans sa tête est une fausse croyance en lien avec la méditation. Si vous essayez de faire le vide, cela revient à se concentrer pour supprimer ses pensées. Le seul résultat que vous risquez d’obtenir est de vous énerver encore plus sur vous-même car toutes ces pensées ne veulent pas disparaître et d’autres arrivent en renfort. Il ne s’agit donc pas de supprimer les pensées, mais de toutes les accueillir sans les juger, bonnes ou mauvaises et les accepter telles quelles sont même s’il s’agit d’émotions négatives. En réalité, jouer un rôle d’observateur (personne qui participe sans avoir le droit d’intervenir). Personnellement, il m’arrive de parler à mes pensée pour leurs dire : oui je t’ai vue, je t’ai comprise, d’accord… pour qu’elle puisse s’en aller comme un nuage qui serait venu dans mon champ de vision et qui repart. Après quelques temps, le ciel se découvre et de moins en moins de nuages apparaissent. Mais comme dans toute météo, il y a des jours où celui-ci est bien trop couvert pour voir le ciel bleu et d’autres jours où il apparaît après quelques temps de méditation formelle. Lors de chaque méditation formelle, je me félicite d’avoir pris ce temps pour moi, car même si le ciel est resté nuageux, ce temps est gagné sur le développement de ma capacité d’observation de ce qui se passe en moi.

  • Sortir du mode automatique

Dans les méditations formelles, nous pouvons observer notre propre esprit, celui qui, très souvent, est capricieux et plein de surprises. Nous avons toutes et tous dans notre entourage des personnes qui recherchent le bien-être, mais souvent elles sont les premières à râler, à jouer la victime ou à se projeter dans des illusions à venir. Leur esprit est toujours dans le passé ou dans le futur jamais dans l’ici et maintenant. La plupart du temps, le « présent » est totalement vécu en mode automatique. Métro, boulot, dodo avec une semaine réglée comme une horloge suisse sans jamais s’arrêter. Comme pour beaucoup d’entre nous, cette situation génère une forte irritabilité, une fatigue et du stress. Même si nous nous trouvons de temps en temps des moments de relaxation, notre esprit continue sans cesse à nous envoyer des pensées. La relaxation, par exemple, a de bonnes vertus mais reste bien éphémère quand notre quotidien nous rattrape. Il faut donc agir différemment.

  • Tous semblables, tous différents

Nous ne sommes de loin pas tous égaux face au stress et aux flots de pensées, car moi-même suis souvent perçu comme personne calme et posée, mais cela ne dit rien de moi et de ce qui se passe dans mon esprit. Mon esprit, lui, est une infernale machine à idées qui travaille jour et nuit sans que personne ne le voit. Une belle citation est donc toute trouvée… "l’habit ne fait pas le moine".

  • Observer ce qui se passe en moi

La pleine conscience ou pleine présence à l’ici et maintenant permet de faire une pause consciente afin de voir/percevoir ce qui se passe en nous. Faire une pause et ainsi prendre du recul, car seul l’instant présent est réel. Nous ne pouvons plus rien changer au passé et l’avenir n’est pas encore d’actualité. Observer ce qui se passe en moi en sachant que je peux choisir mon attitude du moment présent apporte une vision différente du monde. Chaque moment présent vécu en pleine conscience apporte une petite pièce au puzzle pour se sentir vivant et rempli de gratitude envers la famille, les amis, notre nature, notre entreprise et le monde entier du vivant même si ce que nous vivons n’est pas toujours rose. La méditation formelle nous aide à comprendre ce qui se passe en nous. Soit en observant nos sensations corporelles, soit en observant la manière dont notre esprit est turbulent. Des idées, des pensées, des sensations, tout se mélange dans notre tête, au point qu’au début nous pourrions penser que la méditation ne nous convient pas car cela génère tellement de pensées qu'il est facile de se dire "je ne sais quoi en faire" ou "je n’y arrive pas". Détrompez-vous, vous êtes juste en train d’observer ce que votre esprit génère. N’est ce pas effrayant d’observer consciemment tout ce va et viens sans jamais s’arrêter ?Il n'y a rien à atteindre, n'y rien à réussir, juste être présent à nos sensation et nos pensées.

  • Comme un écureuil

Nous pouvons comparer notre esprit à un écureuil qui saute de branche en branche (les branches symbolisant nos pensées) sans jamais s’arrêter. De plus, si nous lui attachons des ficelles imaginaires, il y a fort à parier que très rapidement celles-ci vont s’emmêler. Si votre tâche consistait à démêler toutes ces ficelles… y arriveriez-vous alors que l’écureuil continue à sauter de branche en branche? Ou vous sentiriez-vous de plus en plus pris par le stress, sous pression et oppresser à l’idée de ne pas y arriver ?Le seul moyen serait donc de, petit à petit, calmer l’écureuil, puis débuter le travail pour détacher les ficelles. Il s’agit donc de rendre l’esprit plus calme, plus stable, plus clair pour ainsi cultiver les qualités que nous souhaitons, comme par exemple la bienveillance, l’attention ou l’équilibre intérieur. Pour ma part, c’est le soir, alors que je désire dormir, que mon esprit (mon écureuil) me renvoie à une multitude de pensées paraites : ce que je devrais faire, ce que je n’ai pas fait ou diverses idées m’empêchant ainsi de dormir et mal dormir par la même occasion. Il a été démontré par les neurosciences que les pensées avec lesquelles nous nous endormons le soir continuent à nous travailler durant la nuit. Pour vivre plus sereinement, nous devons donc évidemment travailler à améliorer les conditions intérieures de notre bien-être ainsi qu’améliorer la qualité des interactions que nous avons avec les autres, que cela soit dans notre travail, avec notre famille ou nos amis.

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